Art de vivre - Eté 2016 n°1



    
   Pendant plusieurs semaines cet été ce blog prendra un air de vacances. Je n’éprouve pas le besoin de ne pas écrire quelque temps comme le fait tout travailleur qui a besoin de se ressourcer, d’évacuer la fatigue et le stress accumulés pendant les mois précédents.
    Certains écrivent dans la douleur; pour moi, écrire est un plaisir et j’essaie d’éviter le piège de la monotonie qui provoque la lassitude du lecteur.
  Chaque été, le blog abandonne les chroniques habituelles, celles qui sont liées à l’actualité, pour aborder un thème principal. Il y a eu les années précédentes : la liberté, la beauté des jours ordinaires, l’évocation des vacances à travers les siècles, l’évasion, thème illustré par les photos de Ramon Ciuret. 
  Cette année, les chroniques parleront essentiellement de l’art de vivre et les articles paraîtront  le mardi, le jeudi et le samedi.

Les chemins de la liberté

 À l’idée de vacances j’associe naturellement le mot Liberté, c’est-à-dire la possibilité de faire ce qu’on aime, ne pas avoir la contrainte d’horaires intangibles.
De nombreux  textes que j’ai écrits ont pour thème la liberté.

  Vivre en toute liberté, c’est pouvoir suivre une route qui n’est pas celle que la majorité choisit. Cette idée explique le titre de ce blog : Une autre route.
C’est une idée qui fut portée toute sa vie par Henri-David Thoreau; celui-ci  écrivait :
“J’ai la nostalgie de ces vieilles routes sinueuses et inhabitées qui mènent hors des villes...une route qui conduise aux confins de la Terre...où l’esprit est libre.”

 Thoreau est un auteur que l’enseignement en France a tendance à ignorer. C’est dommage : son œuvre ouvre des pistes qui seraient bien utiles pour construire un autre monde, pour que chacun adopte un autre mode de vie.
Certains de mes poèmes sont un hommage à Thoreau :


Ils partent un matin
 fatigués de la ville.

Pour atteindre la plaine ils prennent des chemins
que les hommes délaissent
(l'instinct guide leurs pas).
Ils avancent vers l'ouest
tel le fleuve fougueux qui va vers l'océan"
( extrait de Les chemins délaissés)

ou encore :
" La ville avait tué leurs rêves.
Ils ont pris des sentiers
où nul n'était allé
traversé des prairies et longé des rivières
Ils ont souvent dormi sous les vieux arbres
qui savent tant de choses"... ( Les marcheurs)

   Voilà une invitation à des vacances près de la nature, loin des lieux surpeuplés où certains touristes s’entassent.






 

 

 


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