GRENELLE II : le grand malentendu





Les citoyens conscients de la gravité de l'état de la planète qui plaçaient leurs espoirs dans le sens des responsabilités des politiques au pouvoir ont  sans aucun doute perdu toutes leurs illusions.
Après un sommet de Copenhague calamiteux et en France un Grenelle I de l'environnement plutôt décevant, la suite de ce Grenelle a révélé ses abandons, ses renoncements.

Depuis que les partis de gauche et de droite se sont emparés de la question écologique soulevée par les précurseurs ( scientifiques, philosophes, hommes et femmes de terrain) il y a 50 ans, l'écologie est victime de malentendus.

Le premier est dans la définition même du mot, trop souvent confondu avec le mot environnement. Le second est entretenu volontairement ─ et très habilement ─ par les puissances économiques et financières qui ont vu dans cette crise écologique mondiale une opportunité de faire des bénéfices juteux dans ce qui est devenu le business vert.



Lorsque le Président, il y a quelques semaines, déclarait que désormais il faudrait mesurer l'impact des mesures environnementales sur l'économie de l'agriculture, il entrait dans cette logique : donner la priorité à l'économie (en clair à la rentabilité, aux bénéfices) en considérant que la question environnementale ( et donc la santé des gens) est
secondaire.
Tant qu'on ne s'attaquera pas à la racine du mal ( produire n'importe quoi pour enrichir des actionnaires) tous les sommets consacrés au développement dit durable ne serviront à rien.


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