Naître au 21e siècle


L’enfant qui vient de naître
Je l’appelle Espérance.
Regarde à la fenêtre
Cette étoile qui danse…

C’était il y a quarante ans. La France de Pompidou ronronnait. Heureusement, les chansons de Brassens, Léo Ferré, Ferrat, créaient des atmosphères plus enthousiasmantes. J’étais un jeune père et j’exprimais dans une poésie un événement joyeux, la naissance d’un enfant. Avec l’insouciance de la jeunesse. On ignorait alors que la crise couvait.

Quarante ans plus tard, lorsqu’un enfant vient au monde, quel que soit l’endroit où il naît, on ne peut s’empêcher de s’interroger sur son avenir. La crise écologique, économique, sociale, touche tous les pays. Bien sûr, s’il s’agit d’un bébé né dans un pays pauvre, son avenir s’annoncera bien plus sombre encore (au Swaziland , l’ espérance de vie est d’à peine 32 ans).

Devant cette situation, les positions divergent : certains préconisent de ne plus faire d’enfants ; d’autres, moins radicaux et plus nombreux, sont favorables à la limitation des naissances. Je fais partie de ceux-là : dire que notre planète pourra accueillir une population sans cesse croissante me paraît être une hérésie. Mais le fait de donner la vie impose aussi d’avoir une attitude responsable.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Qu’il ne faut pas fermer les yeux sur une situation grave. Qu’il ne faut pas croire que le salut viendra de sauveurs inspirés, quels qu’ils soient. Que chacun d’entre nous a le pouvoir d’agir au quotidien pour offrir aux générations futures un monde meilleur.
Il suffit que chacun, en prenant son destin en main, ait conscience qu’il tient une petite part du destin de l’humanité.

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