Démocratie (1)

Entendre la rumeur du temps présent pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons et chercher avec modestie mais avec opiniâtreté des pistes permettant d’entrevoir un avenir meilleur, tel est le but poursuivi au travers de mes billets. 





Lorsqu’on aborde des sujets relevant de la politique, l’exercice devient délicat : il faut d’abord éviter, comme le font la plupart des politiciens, de tomber dans la caricature, dans la démagogie, dans l’invective, dans la critique systématique de l’adversaire.
Il faut éviter d’autre part de se satisfaire d’un semblant de consensus qui ne résout rien. La démocratie n’avance que par un véritable débat.
 Voilà ce qu’on attend d’une démocratie digne de ce nom. J’avoue que dans le paysage politique français actuel je vois peu de personnages ayant assez de respect des citoyens pour leur parler un langage de vérité et de raison. Dans le passé, Pierre Mendès-France a sans doute été le meilleur symbole d’une politique exigeante et responsable ; à l’étranger Nelson Mandela et surtout Gandhi imposent le respect par l’adéquation entre leurs idées, leur vie et leur action.
Dans de nombreux pays démocratiques aujourd’hui, la conception de la politique est pitoyable. Les hommes au pouvoir et leurs opposants ( qui aspirent à prendre leur place) abandonnent le débat sur les questions importantes, celles qui engagent non seulement la qualité de vie des contemporains mais aussi  celle des générations futures, pour se transformer en hommes de communication, reprenant les méthodes qu'utilisent  les publicitaires pour attirer une nouvelle clientèle. Leur but suprême est d’accéder au pouvoir. Et la démocratie en pâtit.
( à suivre)

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