L'ironie du sort, de Paul Guimard




   Les journalistes posent parfois des questions qui paraissent toutes simples mais qui se révèlent très vite embarrassantes.
Un jour, l’un d’eux m’a demandé :
— Quel est le livre qui vous a le plus marqué ?
Comment choisir spontanément parmi les livres lus depuis l’enfance celui qui a laissé le plus de traces ?

  Certains titres me sont venus à l’esprit. Il s’agissait de livres reconnus comme étant   des chefs d’œuvre de la littérature : « L’étranger », « Le Rouge et le Noir », « Le vieil homme et la mer » ou encore «  La confusion des sentiments » de Stefan Zweig.
J’ai choisi « L’ironie du sort » de Paul Guimard qui avait commencé sa carrière comme journaliste et avait occupé brièvement un poste de chargé de mission  auprès du Président de la République, François Mitterrand ( il avait considéré que " cette expérience n’avait été ... qu’un long accident.")

  Je ne pense pas que la postérité placera  Paul Guimard sur le même rang que Camus, Stendhal ou Hemingway. Pourtant son livre m’a séduit, étonné par son originalité.
« L’ironie du sort » est un livre qui invite à réfléchir sur le problème de la destinée. L’histoire se passe en 1943 et a pour cadre la Résistance. C’est une époque où les événements pèsent sur le libre arbitre des hommes, en dehors des règles habituelles.
Le héros, Antoine, a pour mission d’abattre le lieutenant Werner.
« Qui sera la victime et qui sera le bourreau ? Rien n’est encore dit » écrit Paul Guimard dans le premier chapitre. Ce livre qui propose plusieurs scénarios, fait une grande place au hasard.
Il tend à prouver que nos destinées dépendent des circonstances. Mais cela ne signifie pas pour autant que nous sommes les jouets du destin.

Commentaires