Marées vertes





Il y a deux ans, sur une plage bretonne, un cheval mourait : il avait respiré les émanations toxiques provoquées par la présence d’ algues vertes. Par cette mort, l' opinion prit conscience du danger représenté par l' abondance de ces algues.
Deux ans plus tard, l’ association Halte aux marées vertes vient d’ attirer l’ attention sur la mauvaise qualité de l’ eau des fontaines : celle-ci  contient une quantité excessive de nitrates et on y trouve des traces  de dérivés d’ un désherbant.
Selon le journal Le Monde, 25 000 m3 d’ algues vertes ont été ramassés depuis le début de l’ année. Désastre environnemental, la présence des  algues vertes a des conséquences économiques inquiétantes : le coût du ramassage et celui du traitement ont plus que doublé en trois ans.
La solution préconisée par le Président de la République — qui consiste à ne pas changer les pratiques agricoles et à valoriser les algues par la méthanisation — est la plus mauvaise de toutes.
On sait que les marées vertes  sont causées par un excès de  produits azotés provenant de l’ élevage intensif  et de l’ utilisation abusive d’ engrais qu’on retrouve sous forme de nitrate dans l’ eau des rivières, des fontaines.
La seule solution raisonnable est de revenir à une agriculture naturelle, respectueuse de l’ environnement. Une solution tellement évidente et si simple que les lobbies agricoles et ceux qui nous gouvernent ne veulent pas en entendre parler car trop d’ enjeux économiques (que l’ on ne souhaite pas bouleverser) sont en cause.
Dans ces conditions, l' action des associations écologistes ( Halte aux marées vertes, Eau et rivières de Bretagne...) mérite d' être soutenue.

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