Ne pas oublier FUKUSHIMA


Le 11 mars, un terrible séisme se produisait au Japon. La centrale de Fukushima était touchée. Pendant plusieurs jours, le monde entier a été bouleversé par cette catastrophe dont tous les médias ont parlé.
Près de quatre mois se sont écoulés. Les nouvelles en provenance de Fukushima se font de plus en plus rares. Pourtant ce qui se passe chaque jour dans la centrale et ses environs confirme la gravité de la catastrophe.

C’ est le réseau Sortir du nucléaire qui nous apprenait ces jours-ci que «  les  cuves percées ne retiennent plus les cœurs fondus des trois réacteurs de la centrale de Fukushima. » Les sept mètres de béton  restant sous les réacteurs se rongent ainsi peu à peu et quand  la nappe phréatique située 15 mètres en- dessous sera atteinte,  « 600 tonnes de combustible nucléaire seront dispersées dans l’atmosphère et dans l’océan. »
Le Réseau nous apprend encore qu’ « une cargaison de thé radioactif en provenance  du Japon vient d’ être interceptée dans un aéroport français. » On peut se demander s’ il s’agit là d’ un fait isolé et si cela ne concerne pas aussi d’ autres produits.
D’autre part, l’agence France Presse annonçait le 30 juin que le gouvernement japonais avait décrété  quatre nouvelles poches d'évacuation en raison de niveaux niveaux trop élevés de radioactivité. Cette décision touchait une centaine de foyers  de la ville de Date, à 60 kilomètres environ de Fukushima, où la limite légale de 20 millisieverts par an  avait été dépassée ( une limite jugée trop élevée par le réseau Sortir du nucléaire). 
Ainsi, la situation au Japon continue d'évoluer. Les conséquences exactes de la catastrophe  ne sont pas encore connues, mais nous savons déjà que des milliers de personnes sont exposées à des risques sérieux.
Dans une telle situation, le devoir d' information s' impose plus que jamais.


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