Le bloc-notes n°83




Avril

Le 12 : Dans les librairies, le rayon consacré à la poésie est souvent pauvre. Si les auteurs qu’on étudie en classe sont toujours présents, les livres de poètes moins connus ou étrangers sont plutôt rares. Aujourd’hui, à côté de Prévert dont on célèbre le 40e anniversaire de la mort, j’ai la surprise de voir les ouvrages de l’Américain Stephen Crane, de l’Espagnol Luis de Congora, de la Libanaise Venus Khoury-Ghata et du Marocain Abdellatif Laâbi  dont j’ai eu l’occasion de parler dernièrement dans le cadre du Printemps des poètes. En poésie aussi l’ouverture sur le monde est une bonne chose.

Le 13 : Les menaces qui pèsent sur le monde sont de plus en plus lourdes. En réalité depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les conflits ont toujours été présents ; l’arrivée au pouvoir de personnages imprévisibles ravive les inquiétudes. C’est le cas notamment des relations entre les États-Unis et la Corée du Nord qui pourraient dégénérer et avoir des conséquences gravissimes puisque l’usage des armes nucléaires a été évoqué.

Le 14 : King Kong est un film culte. Je n’avais vu que la version de 1976 avec Jessica Lange. L’original, réalisé en 1933 par Ernest Schoedsack et Merian Cooper est d’une autre dimension. On est d’abord étonné de la qualité des trucages malgré les maigres moyens de l’époque. Mais c’est surtout l’histoire qui retient l’attention. Au-delà du mythe de l’île et de ses animaux préhistoriques, du thème de la belle (interprétée par Fay Wray) et de la bête (un singe gigantesque), ce film est une critique du monde des marchands. Pour attirer les curieux, King Kong est capturé et exhibé à New-York. Jusqu’au jour où il réussit à s’enfuir. Réfugié au sommet de l’Empire State Building, tenant dans une main la jeune femme qu’il aime, il subit les tirs venant des avions qui s’acharnent sur lui jusqu’à ce qu’il meure. C’est la victoire des cupides.

Le 15 :  À une heure tardive, On n’est pas couché réunit ce soir tous les chroniqueurs qui ont participé à l’émission (à l’exception de Michel Polac, décédé). Débat ayant pour thème l’élection présidentielle.
Quand la question de l’écologie a été abordée, on a vu à quel point certains d’entre eux – Zemmour et Naulleau – étaient déconnectés de la réalité. L’un et l’autre ignoraient les menaces (le réchauffement climatique, les pollutions, le pillage des ressources naturelles...) qui pèsent sur l’humanité. Un évident manque de culture.

Le 16 : Pâques est la fête de tout le monde, celle des chrétiens, celle des non-croyants qui, au printemps, fêtent la lumière et la renaissance de la nature.

Le 17 : J’ai ce matin une pensée pour celles et ceux qui en Turquie résistent à la dictature d’Erdogan dont la courte victoire semble avoir été acquise de manière douteuse. Et bientôt ce sera le retour de la peine de mort.
Encore un dirigeant national peu fréquentable.




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