n°1229 : Le bloc-notes (Semaine du 19 au 24 avril)



   La semaine qui vient de s’écouler a été marquée par le premier tour de l’élection présidentielle. Malgré les réserves émises par de nombreux citoyens sur le personnel politique, la participation a été satisfaisante.
Cette élection a aussi déclenché beaucoup de passion, parfois même d’hystérie, en particulier sur les réseaux sociaux.
Mieux vaut pour choisir un candidat faire appel à la raison.

22 avril : La journée mondiale de la Terre existe depuis 1970. En France, il a fallu attendre la fin des années 80 pour que les associations environnementales et écologistes organisent des événements variés (conférences, expositions, marches…) qui interpellent la population sur la dégradation de l’état de la planète. Après avoir eu un certain succès, la Journée de la Terre est retombée quasiment dans l’oubli ces dernières années alors que les problèmes écologiques ne cessent de s’aggraver.
Dans la campagne présidentielle, la question a été escamotée.

23 avril : Journée mondiale du livre. Voilà une manifestation qui n’a pas eu beaucoup d’écho. Seuls quelques articles qui annoncent un regain de la lecture chez les jeunes.
Le livre n’est pas seulement un outil de culture ( encore une question dont on n’a pas parlé dans le cadre de la campagne), il apporte des idées nouvelles, il fait réfléchir, il contribue à l’émancipation.
C’est la raison pour laquelle au cours des siècles les dictateurs ont fait brûler les livres ou réduit au silence – par la censure et l’enfermement – les auteurs contestataires.

23 avril, fin de soirée : Le suspens n’a pas duré longtemps. Dès 20 heures, on connaissait le nom des deux candidats pour le second tour : E. Macron et M. Le Pen.
L’élimination de F. Fillon répond à un désir de moralisation de la politique qui aurait été plus marquant si le score de celui-ci avait été beaucoup plus faible.

24 avril : Lendemain d'élection. Premières impressions.
   Les sondages qui ont pris une place beaucoup trop importante dans la campagne ne se sont pas trompés. Les deux partis dominants qui gouvernaient depuis des décennies ne seront pas au 2e tour. La droite a payé son manque de courage en gardant son candidat malgré les révélations qui ont conduit à sa mise en examen. La gauche était désunie. Il ne pouvait en être autrement car ses différentes composantes sont trop disparates pour bâtir un socle commun autour des questions essentielles (la démocratie, le social, l’emploi et la place du travail, l’écologie, l’Europe, la paix…).
La nécessaire recomposition devra se faire dans la clarté.

   Les partis traditionnels ont été laminés, les figures qu’on voit depuis trente ou quarante ans ont été rejetées. L’échec de JL. Mélenchon – malgré une campagne dynamique – répond à ce besoin de renouveau. Il n’a pu faire oublier qu’il était, à 66 ans, un politique professionnel (sénateur, député européen, ministre ) depuis plus de trente ans.

   L’autre fait marquant est le score élevé du FN. Dans l’immédiat, il faut empêcher que ce parti ne prenne le pouvoir mais il faut aussi agir pour stopper sa progression.
Rappelons que le candidat de l’extrême droite JM. Le Pen n'avait obtenu que 0,75 % à la présidentielle en 1974. Depuis cette date, ce parti n’a cessé de grandir : il avait eu 35 députés en 1986, il était en première position aux dernières élections européennes et régionales. 7,7 millions d’électeurs viennent de choisir sa candidate.
Une analyse approfondie des motivations du vote FN est nécessaire et elle doit  déboucher sur des décisions concrètes en faveur de la population en souffrance.



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