Le tableau du week-end (2017- semaine 17)


En alternance avec la phrase du week-end, voici le tableau du samedi. Le but de ce billet n’est pas de présenter une œuvre avec le regard du critique d’art  mais de traduire les sensations provoquées à la vue de celle-ci.




La muse inspirant le poète

Un tableau de : Henri Rousseau (dit le Douanier) réalisé en 1909,
exposé au Kunstmuseum de Bâle

Le peintre :
    Le douanier Rousseau est né à Laval en 1844 ; il est mort à Paris ( à l’hôpital Necker) en 1910.
   Peintre autodidacte, Henri Rousseau est sans aucun doute le représentant le plus brillant de l’art naïf. Il a inspiré de nombreux artistes, en particulier parmi les surréalistes.

Quelques mots à propos de  ce tableau :
   On ne comprendrait pas bien ce tableau si l’on ignorait que Rousseau y a représenté l’artiste  Marie Laurencin et Guillaume Apollinaire qui s’étaient rencontrés en 1905 grâce à Picasso.
  Leur relation compliquée a duré cinq ans, pendant lesquels Marie Laurencin a été la muse du poète.

  La femme inspirant le poète, ce n’est pas un mythe : la littérature l’a montré à travers les siècles avec entre autres Ronsard et Cassandre, Marie, Hélène ; Dante et Béatrice, Aragon et Elsa Triolet …

   Quelle est ma représentation personnelle de la muse ?
Dans le poème Café crème, je n'ai pas cherché à décrire un corps ou un visage ; c'est la voix qui apporte l'inspiration :
Dans le brouhaha (de la gare)
une  voix
douce susurre
des mots irréels
Et soudain je vois

dans les volutes brunâtres (du café crème)
naître le poème.




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