Nous n'avons qu'une Terre n°1



« Soyons le changement que nous voulons voir dans le Monde. » 
 (Gandhi)

Quarante ans d'irresponsabilité

    « Nous n’avons qu’une terre.» 
  Cette courte phrase est le titre d’un rapport qui fut demandé en 1972 par le Secrétaire général de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement qui se tint à Stockholm en présence de 152 conseillers représentant 58 pays.

  Ce rapport donnait un aperçu des problèmes constatés dans les relations entre l’homme et son habitat naturel. Déjà à l’époque, de nombreuses pollutions agissaient négativement sur les écosystèmes et le déséquilibre entre pays riches et pays pauvres se creusait.
« La pire de toutes les pollutions, c’est la misère», peut-on lire dans le rapport.

  Depuis la rédaction de cet ouvrage destiné à sensibiliser le public, 44 ans se sont écoulés.
En dehors des militants déjà convaincus (écolos de la première heure, antinucléaires, féministes...) peu de monde a entendu le message porté par le rapport. La société productiviste a continué de polluer, piller les richesses naturelles, en particulier celles du Tiers-Monde.

  Il faudra attendre vingt ans pour qu’une initiative internationale soit lancée pour lutter contre le désordre écologique. Ce fut le sommet de Rio (1992) et la promotion du développement soutenable, vite dénaturé et incapable de stopper le phénomène de détérioration de la planète qui est une menace sérieuse pour l’avenir de l’humanité, notamment avec le dérèglement climatique.
Les conférences sur le climat, y compris la dernière, la COP 21, n’ont abouti qu’à des discours trompeurs.

   Quelques mois après celle-ci, la France n’a rien changé dans ses pratiques. La lutte contre le terrorisme est devenue pour le gouvernement le principal problème du moment. S’il ne faut pas nier son importance, il faut avoir à l’esprit que la question écologique est d’une autre ampleur.

Laissons parler les chiffres.
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- Selon le Monde du 25 novembre 2015, les attentats commis par 
l’État islamique 
ont fait un peu plus de 1600 victimes en 18 mois.
- Selon le rapport de l’OMS du 15 mars 2016, près d’un quart 
des morts
 constatées dans le monde sont liées à un problème 
environnemental.
- Le nombre de décès liés à la pollution de l’air s’élève à 7 millions 
par an dans le monde (source : notre-planète.info)
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Où est la logique ?

   Pour combattre le terrorisme, on se donne les moyens d’agir, on réduit les libertés individuelles. Pendant ce temps, on laisse les grands groupes polluer les océans, l’air et le sol, on met en danger la santé des gens, on détruit l’habitat naturel des animaux, on provoque leur mort et  certaines espèces  risquent de disparaître : chez les grands singes par exemple, quatre espèces sur six sont  en danger d'extinction : le gorille de l’est et celui de l'Ouest, l’orang-outan de Bornéo et celui de Sumatra.

  La société industrielle encouragée par des gouvernants qui n’ont pas pris la mesure des problèmes essentiels n’est pas durable.
On le sait depuis plus de quarante ans et l'on continue de faire semblant de croire qu'on peut continuer de produire et consommer comme il y a cinquante ans.

   





Commentaires

  1. Je rappelle que je publie tous les commentaires qui me sont adressés, sauf s'ils n'ont aucun rapport avec le sujet traité ou s'ils sont anonymes.

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