L'actualité : Le besoin d'espérer



   On ne peut plus pratiquer et analyser la politique comme on le faisait à la fin du 19e siècle, à une époque où l’idée de mondialisation  était beaucoup moins visible qu'aujourd'hui.
  De nos jours toute réflexion doit tenir compte d'un contexte nouveau : les déséquilibres écologiques et sociaux sont une menace pour l’humanité. Des dirigeants comme Trump et Poutine sont un danger pour le monde entier ; en France, les Fillon, Le Pen, Valls, Macron...n’offrent aucune solution au désordre mondial car ils ne remettent pas en cause le système qui est responsable des maux dont souffre le monde. 
   Le temps de la politique à l’ancienne est fini, seul l’intérêt général (la défense du vivant et des libertés, la justice sociale) doit guider la pensée et l'action.

Le besoin d’espérer
   Guillaume 1er d’Orange avait beau dire « Point n'est besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer", les choses vont mieux quand des signes concrets d'espoir se présentent.

   Il y a une dizaine de jours, la situation en France était figée sur une situation qui paraissait ne plus pouvoir bouger. L'élection à la présidentielle semblait se diriger vers un second tour opposant la candidate d'extrême droite à la droite. M. Fillon qui avait été désigné à l’automne faisait figure de favori (avec Mme Le Pen). La gauche au pouvoir avait tellement déçu que le président de la République avait renoncé à se présenter. L'écologie politique était en miettes, la gauche divisée….Et puis, il y a quelques jours, deux événements se sont produits et ont changé la donne.

  Une enquête du Canard enchaîné a apporté quelques informations qui ont troublé beaucoup de monde : on apprit que M. Fillon (qui promettait de redresser le pays en mettant en place une politique de rigueur demandant beaucoup de sacrifices aux gens modestes, en supprimant de nombreux postes de fonctionnaires) avait employé sa femme comme collaboratrice en lui accordant un salaire bien supérieur à ce que touche habituellement un(e) assistant(e) ; un de ses amis avait aussi embauché celle-ci dans une revue avec un salaire représentant plus de trois SMIC, le travail de la dame se limitant (selon l’ancien directeur de la revue) à deux courtes notes rédigées en deux ans !

  Si, à ce jour, l’emploi fictif n’est pas encore établi, une chose déjà est sûre : profiter de sa situation d’élu pour fournir d’importants revenus à sa famille est contraire à la morale, à l'heure où tant de gens ont du mal à trouver un travail, souvent mal payé. 
Le fait que les mesures préconisées par M. Fillon s’appuient sur une rigueur intolérable n’arrange pas son cas.
Tout à coup, l’avenir radieux qu’il envisageait s’assombrit ; sa victoire devient problématique.

   L’autre fait concerne la primaire du PS. Ce parti ayant perdu tout crédit après cinq années d’un pouvoir qui avait abandonné les fondamentaux de la gauche et s’était montré incapable de faire face aux enjeux du 21e siècle paraissait à l’agonie. 
   En éliminant le candidat de la continuité et en choisissant Benoît Hamon, les électeurs de gauche ont donné un signe très clair : ils se sentaient trahis et voulaient une politique radicalement différente. 
La prise en compte de la question écologique, une vision nouvelle du travail et de l’économie, la remise en cause de la croissance destructrice de l’environnement, des propositions audacieuses en faveur des jeunes, sont apparues comme de bonnes réponses à la crise globale.
Ces axes de travail qui vont dans le bon sens ont effacé  la résignation et ils ont fait renaître l'espoir.








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