HORIZON 2050 n°6 : Réduire les déséquilibres

La lutte contre le dérèglement climatique ne doit pas être l’affaire des spécialistes, elle concerne tous les citoyens de France  et d’ailleurs.
Le but de ces billets précédant  la COP 21 est  d’apporter les informations de base permettant de préciser les enjeux de celle-ci.



Réduire les déséquilibres

À l’approche de la Conférence de Paris, des voix s’élèvent à nouveau pour contester le diagnostic établi par les scientifiques sur l’état de la planète. Ne nous laissons pas impressionner par ceux qui mentent pour défendre des intérêts économiques : tous les phénomènes enregistrés ces dernières année (augmentation des gaz à effet de serre, pollutions, montée des eaux, fonte des glaciers...) sont bien liés aux activités humaines, les rapports du GIEC le prouvent.
Pour lutter contre ces menaces, il faut sans tarder  réduire les déséquilibres qui affectent la planète et ses habitants.

LA NATURE
D'abord, il faut agir contre le dérèglement des cycles naturels : celui du carbone produit le réchauffement climatique ; le raccourcissement du cycle de l'eau provoque inondations et sécheresse et réduit la quantité d'eau potable. 
Dans la nature, les écosystèmes sont en  recherche permanente d'équilibre. L’industrialisation et l’urbanisation les ont perturbés ; elles  ont détruit beaucoup d’espaces naturels. Ceux qui n’ont pas été  modifiés par l'homme sont devenus rares. La biodiversité ne retrouvera pas sa richesse antérieure. Le seul objectif réaliste est donc de ralentir puis de stopper le processus d'appauvrissement, notamment en mettant fin à l'utilisation des produits polluants, en maîtrisant l'urbanisation et en aidant la nature à reconstituer les effectifs des espèces en danger.
Pour améliorer cette situation, le respect de la nature et  la sobriété énergétique s'imposent. Cela  suppose une autre organisation de la société.

LES HUMAINS

Les déséquilibres qui affectent  dans tous les  domaines ( répartition des richesses, éducation, santé...) la société mondialisée doivent être corrigés.
Trois questions sont essentielles :
- les rapports Nord / Sud :
Seul  un changement économique basé sur la solidarité et l'équité ( en payant au juste prix les produits venant des pays pauvres et en ne pillant pas leurs ressources ) permettra de réduire les maux dont souffrent ces pays : malnutrition, famines, privation d'eau potable, insuffisance de soins, prévention insuffisante des maladies...

- la rupture entre le  rural  et l’urbain :
La société industrielle a dépeuplé les campagnes et les grandes villes sont devenues, selon l’expression de Verhaeren, « tentaculaires ». Pour nourrir l’humanité, le monde rural doit être réhabilité et pour que les gens y vivent mieux, la ville doit se réconcilier avec la nature.

- la rupture entre local et mondial :
La mondialisation  de l’ère industrielle et financière     a étouffé la vie locale et notamment son économie. Si certaines décisions relèvent du niveau international, il faut recréer au niveau local, surtout dans les zones déshéritées, une vitalité permettant à chaque habitant de vivre dignement. Quant à la mondialisation, elle doit être repensée sur les bases de la solidarité.

On attend de la COP 21 qu’elle permette grâce à des décisions concrètes, de réduire ces déséquilibres qui mettent en péril l’humanité. Il faudra ensuite les appliquer : chaque pays  devra alors changer radicalement sa façon de gouverner.

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