CHANGER DE CAP

Le « développement durable » est  une arme sémantique pour évacuer le gros mot « écologie »
Hervé Kempf
(Comment les riches détruisent la planète)


Le 4 mars 2009, décidant d’utiliser à mon tour les moyens modernes de communication, j’ouvrais ce blog pour continuer le combat pour l’écologie, un combat que j’ ai entamé au début des années 70 sous différentes formes : par le biais d’associations ( avec des résultats concrets lorsque nous avons pu faire fermer des décharges suspectes ou obtenir des travaux permettant de lutter contre les inondations), puis par le biais de l’écologie politique qui a permis dans la Région Nord/Pas-de-Calais présidée de 1992 à 1998 par une  écologiste de faire avancer des dossiers importants : le développement des emplois verts, l'accroissement des crédits accordés au rail et à la voie d’eau, la mise en place d’un tourisme « durable », la prise en compte de l’environnement dans toutes les politiques régionales, la démocratie participative, etc…
Toutes ces actions ont été utiles localement. Il en existe de semblables partout dans le monde. Mais aucun mouvement n’a été capable jusqu’à présent d’entraîner le changement de cap  qui aurait permis au niveau mondial de stopper le processus de dégradation de l’état de la planète qui nous entraînera si rien ne change — et là-dessus tous les scientifiques indépendants sont d’accord — vers une catastrophe inévitable.
C’est pourquoi j’écrivais il y a deux ans :

« Je regarde ce monde qui ne tourne plus rond. Je m' insurge contre ces assoiffés d' argent qui  ont souillé nos océans, empoisonné  les champs, assassiné  nos forêts.
Mais j'entends la voix de ceux qui résistent, qui recherchent l' authenticité, la simplicité, le partage, bref, qui vont à la découverte de la vraie vie. Là est l' espoir. » 

Depuis deux ans, rien n’a changé. Le cynisme et la cupidité continuent de diriger le monde. On fait référence au « développement durable » en dénaturant  le concept initial, sans remettre en cause le mode de vie dans les pays riches, en poussant les gens à  consommer toujours plus, au nom d’une croissance économique dont tout le monde sait qu’elle ne réduit pas les inégalités et qu’elle détruit l’environnement.
Nous sommes là au cœur du problème : comment passer d’un modèle de développement destructeur à une société sobre et conviviale basée sur les principes de l’écologie ?
— En expliquant ici et là, par tous les moyens possibles, ce qu’est l’écologie.
C'est ce que je m'efforce de faire. 

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