NUCLEAIRE : le mythe écorné

Nous sommes nombreux à affirmer notre solidarité avec le peuple japonais. Allons plus loin en nous appropriant la question énergétique et en rétablissant la vérité sur le nucléaire.


Le nucléaire s’est implanté en France sans débat démocratique, sur la base d’arguments non fondés.
L’un d’entre eux vient de voler en éclats : qui maintenant osera encore parler d’ énergie sûre après ce qui s’est produit au Japon, en sachant que,  malgré les progrès de la science, certains événements resteront imprévisibles ?

La filière nucléaire s’est développé sur une idée  fausse : on  fait croire qu’elle n'émettrait pas de CO2. Or, en 2009,  une étude réalisée sur des bases très sérieuses par Benjamin Sovacool, chercheur à l'Université de Singapour montrait le contraire.
Cette étude  prenait en compte la complexité de la question.
Dans le calcul des émissions de CO2 interviennent de nombreuses variables: la distance entre les mines et les centrales, la qualité du combustible, le type de générateur, etc..
Toutes précautions étant prises, on constate que la filière nucléaire produit du CO2 lors de l'extraction, du conditionnement et de l'acheminement de l'uranium, pour la construction de la centrale, pour son fonctionnement, pour le stockage des déchets, enfin pour son démantèlement.
Cette étude montre par ailleurs que les énergies renouvelables émettent beaucoup moins de CO2 que le nucléaire : environ 30g de CO2/Kwh pour le solaire photovoltaïque ( à comparer aux 288g /kWh qui peuvent être atteints par le nucléaire).
Il y a aussi la question de l'emploi. On répète souvent que la sortie du nucléaire serait une catastrophe  économique.
Or, en avril 2006, à l'initiative du réseau Sortir du nucléaire, une étude avait été réalisée (Un courant alternatif pour le Grand-Ouest), Elle montrait que  les économies d'énergie et les énergies renouvelables ( solaire, bois, éolien) pourraient créer jusqu'à 15 fois plus d'emplois que le nucléaire pour  un investissement identique.
Sortir du nucléaire n’est plus une utopie. Cela devient une nécessité.

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