PRINTEMPS DES POETES

«  Les printemps reviennent…
et sous nos pieds l’humus des forêts
livre ses secrets
Nous avons perçu l’éternité
- nous n’avons plus besoin des dieux - »






Les printemps reviennent et nous avons pris l’habitude d’associer à leur retour les poètes ( le printemps des poètes, 13e édition)
Cette année, l’accent est mis sur les liens entre l’homme et son habitat naturel. Il nous est proposé d’habiter sur la terre en poètes, de vivre en harmonie avec la nature et le cosmos. Vu l’état de la planète, ce thème est d’une brûlante actualité.

Cette osmose entre le poète et la nature apparaît fréquemment dans la littérature canadienne nourrie de grands espaces enneigés, d’immenses forêts et d'eau ( ô beauté envoûtante du Saint-Laurent! )  En voici quelques brefs extraits :
« Il se passe des choses capitales
dans le cloître des racines.
Des choses capitales à propos
de l’homme et du soleil »
extrait de  Migrateur (Pierre Perrault )- 1961

« Arbre je suis
Je nomme mes racines
Très dur délit de sel
Je suis au vivre quotidien
Ma dimension d’éclair, de grâce, de noue. »
extrait de Je nomme mes racines ( Maurice Beaulieu) -1958

…" Et je rêve d’aller comme allaient nos ancêtres ;
J’entends pleurer en moi les grands espaces blancs…"
extrait du Cycle des bois et des champs (Alfred Desrochers) - 1929

« Je mêle ma langue aux racines enneigées
Je mêle mon souffle à la chaleur du printemps…
Je vois le monde entier dans un visage
Je pèse dans un mot le poids du monde »
extrait d’ Ode au Saint-Laurent ( Gatien Lapointe)


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