Immigration, le mot de la semaine(28)

Chaque semaine, voici - à partir d’un mot -  une   réflexion développée brièvement. 

          Aujourd’hui,  le mot :   IMMIGRATION


Le Robert définit ainsi l’immigration : « entrée dans un pays de personnes non autochtones qui viennent s’y établir, généralement pour y trouver un emploi. » Cette définition paraît aujourd’hui incomplète : s’il est vrai que dans le passé c’est la situation économique qui a poussé des gens, par milliers, à quitter leur pays pour chercher du travail ailleurs ( ce fut le cas notamment des Polonais, des Italiens, des Africains, venus s’établir en France), il y a eu  — et il y en a de plus en plus — des gens qui ont fui leur pays pour échapper à la dictature ou à l’intolérance des régimes vis-à-vis des minorités ethniques ou religieuses ( protestants français trouvant refuge aux Pays-Bas à partir de 1685, Afghans, Irakiens, etc…) et aujourd’hui même nous assistons  en Libye aux tentatives désespérées de personnes fuyant vers la liberté, dans des conditions dramatiques.
A ces réfugiés politiques et économiques, il y a lieu d’ajouter désormais les réfugiés écologiques, victimes de catastrophes liées  au désordre environnemental mondial.
Il faut donc s’attendre à connaître dans les prochaines années une croissance des flux migratoires. Ceux qui agitent cette perspective comme une menace ont tort : la solidarité et l’attachement aux  droits de l’Homme  obligent les pays riches à prendre en compte cette situation nouvelle. C'est une nécessité si l'on veut garantir la paix et la dignité des personnes immigrées.

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