Mars 2016 : 18e Printemps des Poètes




«J’appelle poésie cet envers du temps, ces ténèbres aux yeux grands ouverts.»
(Louis Aragon)

   Le 18e Printemps des Poètes  qui se déroule ce mois-ci a pour thème le Grand XXe siècle, cent ans de poésie.
Ce sera l’occasion de mettre à l’honneur les poètes du siècle dernier. Ils sont nombreux à avoir trouvé une place dans les anthologie. Parmi eux citons :
Apollinaire, Supervielle, Cendrars, Saint John Perse, Eluard, Breton, Aragon, Michaux, Ponge, Prévert, Queneau, Tardieu, Senghor, René Char, Guillevic, Césaire, Bonnefoy, Jaccottet, Jouve, Reverdy, Desnos, Follain, René-Guy Cadou, Andrée Chedid....

   La poésie n’occupe pas la place qu’elle mérite dans notre société. J’ai expliqué dans mon livre Changer d’ère - la société conviviale - les raisons  de ce désintérêt :
« La société moderne encourage les égoïsmes,‭ ‬les corporatismes,‭ ‬les luttes implacables pour parvenir à la réussite sociale qui permettra aux heureux élus d'obtenir la reconnaissance des autres et en même temps un train de vie satisfaisant.‭ ‬Elle laisse au bord de la route les exclus du système et elle néglige les valeurs non marchandes.‭ ‬C'est pourquoi la dimension poétique de l'homme qui lui permet de créer,‭ ‬de rêver,‭ ‬d'accéder à la beauté des arts a été jusqu'à maintenant négligée. ( page 38)

Dans ce livre, je rappelle aussi la dimension poétique de l’écologie. J'explique comment la société conviviale que j’appelle de mes vœux libèrera l’être humain : elle favorisera la créativité sous toutes ses formes et en particulier l’accès à la poésie.
« De Ronsard à Guillevic en passant par Victor Hugo et Verhaeren,‭ ‬nombreux sont les poètes qui ont célébré‭ ‬les valeurs ayant fondé l'écologie‭ ‬:‭ ‬les rapports harmonieux de l'homme avec la nature,‭ ‬le respect du vivant,‭ ‬la solidarité entre les êtres.
Tout le monde ne peut devenir Rimbaud mais il faut permettre à toute personne d'avoir accès à la beauté de ses textes.‭ ‬Un poème tel que‭ ‬Sensation illustre le réenchantement de la vie‭ ‬:

‭"‬ Par les soirs bleus d'hiver,‭ ‬j'irai par les sentiers,
Picoté par les blés,‭ ‬fouler l'herbe menue‭…
Je ne parlerai pas,‭ ‬je ne penserai rien‭ ‬:
Mais l'amour infini me montera dans l'âme,
Et j'irai loin,‭ ‬très loin,‭ ‬comme un bohémien
Par la nature,‭ ‬heureux comme avec une femme‭."

‭Comme chaque année, je contribuerai à cette nouvelle édition du Printemps des Poètes en évoquant quelques auteurs du 20e siècle que j’apprécie.

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