Carnet de Bord (2016- semaine 16) : Passer à autre chose

Le Carnet de Bord livre chaque semaine des réflexions sur notre époque, inspirées par mes activités, mes loisirs, mes sorties et l'actualité. Ces libres cheminements ont pour but de faire entendre « la rumeur du temps présent ».



Passer à autre chose

   Tout être humain, quel que soit l’endroit où il naît, a droit à sa part de rêves ; la famille dans un premier temps et la société sont là pour lui l’aider à s’épanouir, pour lui apporter des espérances.
    Contrairement à ce qui se passe dans la nature où règne la loi du plus fort (parfois du plus habile), la société humaine qui a la capacité d’établir des règles conformes à l’éthique doit protéger les plus faibles et offrir à tous une égalité de chances.

   Avoir des rêves, ce  n’est pas vivre en dehors de la réalité, c’est s’accorder des moments où l’esprit vagabonde, où l’on s’adonne à la méditation, c’est aussi avoir des projets plus ou moins importants, c’est vivre le présent en imaginant des utopies qui pourront se réaliser dans le futur.
   Le drame de notre époque, c’est qu’elle n’apporte plus de rêves à la majorité des gens. Celui qui grandit en Syrie ou en Érythrée pense d’abord à survivre; s’il en a la force, son projet sera de quitter son pays, il placera son espoir dans la solidarité des gens plus chanceux que lui.
Celui qui en France  cherche en vain du travail depuis des années et doit faire la queue chaque semaine pour recevoir un peu de nourriture ne voit autour de lui aucun signe d’espoir.
  La vieille société industrielle ne peut répondre au désir d'égalité et au respect du monde de demain. Pourtant certains s’accrochent à elle par aveuglement ou par cynisme. En France le message des politiques en place est pathétique. Il suffit de repenser à la désastreuse émission de France 2 dans laquelle le président de la République intervenait pour défendre son bilan, émission d'ailleurs boudée par un grand nombre de citoyens. Pendant ces deux heures de discussion, aucun mot pouvant apporter une espérance n’a été prononcé. Aucune  proposition pour sortir de l’impasse; aucun message susceptible de redonner la confiance à ceux qui souffrent, à ceux qui doutent.

    Pour que celle-ci revienne, il faut passer à autre chose. La jeunesse qui se mobilise depuis quelques semaines ( avec l'initiative Nuit Debout) nous montre le chemin : ensemble, inventons l’avenir !





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