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lundi 11 janvier 2016

Regard, -2016 Semaine 2






« C’est parfois d’une situation désespérée que jaillit l’espoir.»
Lao She (1899 - 1966)

Le monde va mal. Devant la multitude des problèmes, nombreux sont ceux qui ne voient pas d’issue à ce qu’on a cru être un certain temps une crise et qui est en fait le passage d’une époque à une autre.

En France, il faut dire que les signes donnés par ceux qui dirigent le pays ne sont pas faits pour rassurer. Pour lutter contre le terrorisme, on prétend  traiter le mal à la racine, ce qui n’est pas vrai ; tous les spécialistes le disent, la déchéance de nationalité n’aura aucun effet positif. Pour combattre le chômage, on s’apprête à modifier le droit du travail en l’adaptant aux règles du libéralisme. Quelques semaines après le discours final de la COP 21, le préfet des Bouches-du-Rhône accepte que le site industriel de Gardanne rejette dans le Méditerranée pendant six ans encore les « boues rouges » toxiques, résidus de la production d’alumine ( qu’on utilise pour l’électronique, les écrans LCD...). Et le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, inutile, coûteux et contraire aux objectifs de la transition, n’est toujours pas abandonné.
Autant de faits qui pourraient donner raison à ceux qui ne croient plus en un avenir meilleur.  

À‭  ceux-là, je voudrais rappeler deux principes que chacun devrait toujours avoir en tête.
‭Le premier est illustré par la phrase de Lao She citée plus haut. L’histoire est remplie d’exemples de victoires, de retournements de situation qui n’étaient pas conformes à la logique mais qui ont pu avoir lieu grâce au hasard ou à une mobilisation exceptionnelle. Un tel fait peut se produire à tout moment.

D’autre part, il faut prendre en compte le fait que le changement - quand il n’est pas dû à une insurrection ou tout autre fait brutal - s’opère sur un temps assez long.
Ainsi, en ce qui concerne la crise écologique, elle a été annoncée à la fin des années 60.
En 1972, le Club de Rome publiait  son premier rapport, The Limits to Growth ( Les limites à la croissance), dans lequel il remettait en cause la politique des Trente Glorieuses basée sur la hausse infinie de la croissance.
Depuis cette époque - soit plus de quarante ans - le système mondialisé a organisé autour de l’idée d’une consommation toujours plus forte le conditionnement des esprits, avec le succès que l’on sait puisque de nos jours, à l’exception d’une petite minorité qui se veut « hors -système » tout le monde - gauche, centre et droites confondus - s’est rallié à cette conception de la société.
Le déconditionnement prendra du temps. Il faut en accepter l’idée.

La multitude des projets alternatifs qui voient le jour à travers le monde ces dernières années est plutôt encourageante. 

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